Je me dois de vous comter une expérience de mode, ou plutôt de non-mode, mais aussi une expérience paranormale... Bref, une expérience paramodale...
C'était un vendredi, peu avant 14 heures. Tout à la hâte, après mon petit tour hebdo chez Zara, histoire de vérifier que je ne manquais pas le shop du siècle (la routine quoi), je rejoignais cette grande bâtisse administrative tout de béton et d'architecture symbolique de nos enjeux de société des seventies. Bref, un immeuble moche.
Moche l'immeuble certes, mais qui a l'avantage d'être situé au milieu d'un ravissant quartier d'une belle et dynamique ville du Nord. C'est d'ailleurs pour cette seule raison que j'ai consenti à y passer un nombre inavouable d'heures par semaine. C'est même pour cette seule raison que j'ai consenti à travailler, tout court.
Le quartier en question, par un subtil amas de briques, de pavés talonicides, de chaux rouge, grise, orange et ivoire, a su se faire le refuge accueillant de toutes les boutiques les plus hypes.
Notamment, pour rejoindre discrètement l'immonde monolithe bétonné et symbolique, il est de bon ton de remonter quelques rues dont l'agencement savant vous fait savourer le grand luxe en apéro (Hermès, amuse-gueule incontournable), Vuitton, Kenzo... Puis, un petit trou normand, Massimo Dutti, pour arriver au plat de résistance: Un Maje serti de Zadig et de Voltaire!
Me voilà repue de cette farandole des saveurs fashion quand je bifurque par une ruelle pour rejoindre le béton...
Soudain, sans le savoir... Je viens de pénétrer une faille spatio-temporelle! Quelle étrange sensation.
Comment ce genre d'expérience se fait connaître à la conscience?
Tout d'abord, une "femme" (un spectre de la 4e dimension?) arpente VOTRE trottoir, et fonce vers vous, telle une Gorgone. Son arme de terreur? Un pull noir à grosses côtes et col cheminée, et un... jean large! Attention! J'ai pas dit un baggy amarré aux parties génitales par une ceinture de strass roses, non un jean "large", dont la couleur rappelle le jean... neige!
Juste derrière elle, son acolyte médusante, arbore une coque dans les cheveux et un caleçon mou.
Cette fois c'est sûr, c'est une faille spatio-temporelle: Je suis en 1984! Orwell, au secours!!!!!
Je cherche à fuir au plus vite, à revenir dans notre monde. Ni une ni deux, je traverse la route et là,... LA! Un spectre d'un genre plus masculin me barre la route, tendant en guise de bouclier.... Une 103 kittée couleur bordeaux!!!!
GRAAAAAAAHHHH! Je suis en 1984 et coincée dans le petit village de campagne où j'ai grandi, au milieu des champs de colza!
Vite, je vérifie l'essentiel: ma robe pull grise ne s'est pas transformée en salopette en jean, et son col en V plonge toujours jusqu'à mon nombril. Ma frange longue ne s'est pas plaquée sur l'arrière de mon crâne. Mes bottes cavalières ne se sont pas converties en van's et pas de sac à dos chevignon sur mon dos, mon 24h00 Darel est toujours là...
Vite avant qu'il ne soit trop tard, je rejoins une avenue plus fréquentée: Sauvée.
Ca n'a duré que quelques secondes, mais ce fut pour moi une éternité...
Ca m'apprendra à stocker des veilleries cinématographiques dans mes neurones, tels les navets des eighties avec Julia Roberts au générique...
Demain, je loue le Diable d'habille en Prada, pour un bon nettoyage de printemps.
Signé Miss H.
Ressuscitée du revival
(pour Pâques, c'est de bon ton... Ne jamais oublier la tendance, même dans la signature)
Prise par une déferlante de dossiers à boucler avant de me délecter des 4 jours à venir en remerciant chaque jour un peu plus fort la déesse RTT, je me dois d’être brève.

Sans chichi ni détours, j’y vais : voilà que je me baladais sur la toile (recommandé en sirotant un café crema alongo) et que de clic en clic, je me retrouve nez à nez avec ce que je qualifierais :
- Cliniquement : de « pathologie grave non congénitale certainement provoquée par le syndrôme de la jalousie aigue »
- Succinctement : « WWIII »
- Littérairement : « Ö Rage, OOOOOOOOO désespoir »
- Fashionnement: de préjugés à peu près aussi has been que le pull en mohair de ma collègue du fond deuxième bureau à gauche (celui avec la tête de son berger allemand brodé dessus)
- Clairement : d’affront !
- …………
L’objet de mon agacement profond : un site destiné à des anglophones sur lequel on se gausse du Parisien. Et oui, mesdames, on se gausse !
Et le pompon : le dernier jeux concours en date : 1 weekend end à Paris à gagner pour celui qui enverra la meilleure caricature des parisiens.
Non pas que le Parisien et la Parisienne soient sans faille, sans petit traver, petitescoquetterie (que les plus opposants qualifieront de grosse prétention capitalesque), ou légère saute d’humeur. Certe !
Mais je ne peux contenir mon émotion quant à qui se fait sur ce site. Je m’insurge profondément contre les détracteurs qui OSENT affirmer que le parisien use et abuse dans son langage quotidien du terme « Camembert » pour faire taire son interlocuteur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Je vous laisse juger !: http://www.cestsoparis.com/attitude-game.php
Je sais que la classe voudrait que nous traitions cela par le dédain, mais je crois que j’ai bien envie de suggérer le lancement d’un jeux concours en retours…je prends toutes les idées !